Publication web

DIEGO ALARY, attention chaud devant !

CET ARTICLE EST DISPONIBLE SUR : https://www.saveurs-magazine.fr/diego-alary-top-chef/

Ce candidat de 23 ans est sorti de la compétition  Top Chef  mercredi 6 mai. Son tempérament épicé à l’image de sa cuisine, laisse un souvenir haut en couleurs. Désormais, il prendra la tête du prochain restaurant du chef Jean Imbert.

Un cercle de purée bien net dans l’assiette… qui vole en éclat ! Diego Alary, ex-candidat du concours culinaire Top chef, explose son plat à l’aide du dos de sa cuillère. En un éclair, son dressage prendrait presque les allures d’une toile de Jackson Pollock. Surprenant et dynamique, il étonne par sa fougue. Des goûts francs et relevés aux couleurs vives et sanguines : jaunes, rouges et vertes ; les carnations des piments. “J’ai une cuisine affirmée, qui me ressemble, faite de peps et de feu”, précise Diego. Ses plats ont des accents méditerranéens avec une forte influence d’Amérique du sud. Il en a d’ailleurs fait sa spécialité : guacamole, sauce chimichurri, ceviche… Diego fait voyager les papilles, vient secouer le palais, à son image, “un  caractère bien trempé”, plaisante sa grande sœur Linda.


Lire aussi : Mory Sacko, samouraï des sept saveurs


Sur le plateau de Top Chef, le benjamin de la compétition s’est fait remarquer par son tempérament : tantôt sourieur et taquin, tantôt râleur et tendu. Diego est un candidat vivant et communicatif : “quand j’ai su que j’étais qualifié à Top chef, j’ai bondi dans la cour du tournage et j’ai donné un grand coup, dans le couteau de l’enseigne de l’émission, comme si c’était un panier de basket. Je pensais qu’il était en métal, mais il était en mousse. En le cassant, j’aurais laissé ma trace”, dit-il en riant.

Diego bouscule dans la vie autant qu’en cuisine : “j’aime bien abuser de certains aspects : l’acidité, le pimenté. La pire chose que l’on puisse me dire, c’est que ma cuisine est fade”. S’il aime les goûts “relevés”, et “percutants”, ce n’est pas pour masquer des plats qui manqueraient d’équilibre. Derrière ces notes piquantes, se cache un cuisinier de précision, attentif et minutieux.


Cette rigueur, Diego l’a apprise dès son plus jeune âge. Enfant, il se destinait à une carrière de footballeur. “C’est quelqu’un de très courageux, précise sa sœur, quand il était petit, il allait par tous les temps aux entraînements, pas question de renoncer parce qu’il était fatigué ou malade”. Mais, un accident le clouera sur un fauteuil roulant pendant plusieurs mois. Stoppé net, l’adolescent doit de se reconvertir. En cuisine, il retrouve un travail d’équipe régi par des règles strictes. Tel un joueur professionnel, il mène sa carrière à vitesse grand V. A 23 ans seulement, il s’est distingué dans des établissements triplement étoilés (“La Monnaie de Paris” de Guy Savoy ou le “Plaza Athenée” d’Alain Ducasse) et a endossé le titre de chef dans deux restaurants bistronomiques, réalisant déjà un beau palmarès. Philippe Polla, son ancien patron du restaurant “Les pères siffleurs” dans le XVe arrondissement de Paris, souligne sa force de travail: “il va droit au but. Malgré son jeune âge, c’est quelqu’un de très concentré. Ce n’est pas la samba en cuisine ! Il est pointu et se donne à 100 %”.

“Vamos !”, rugit Diego avant chaque épreuve, un cri d’entrain qui pourrait venir des tribunes d’un stade.  “Je suis rentré dans Top Chef avec ma mentalité de sportif. Pour gagner”. Mais il ne fait pas sa course en solitaire, les victoires, il préfère les remporter en équipe. Vivant dans la même résidence que sa famille d’origine espagnole et portugaise, Diego aime être avec ses proches. Quand il rend visite à sa mère qu’il considère “comme la meilleure cuisinière”, elle lui confectionne son plat d’enfance, le “caldo verde”, la soupe aux choux et au chorizo. La cuisine de Diego est à son image, faite “de partage” et de convivialité. Chez nous “ça parle, ça crie, ça rigole”, plaisante sa soeur, “vamos ! ça lui va bien, ça représente sa personnalité, l’ambiance à la maison. C’est un cri de guerre qui lui donne du courage”, poursuit-elle.

Diego ne va pas se lancer tout de suite à la tête de son restaurant. Derrière son côté épicé, parfois un peu “direct”, comme le dit Philippe Polla, Diego n’est pas une tête brûlée : “je suis un peu trop jeune pour avoir mon style culinaire”. Même s’il a une “cuisine très imaginative”, reconnaît Philippe Polla, Diego va à nouveau travailler pour Jean Imbert (gagnant de Top chef saison 3). Le propriétaire de “Mamie” lui a avait ouvert les portes de son établissement en tant que stagiaire, désormais il sera le chef de son prochain restaurant. Une nouvelle aventure dans un cadre familier que le jeune cuisinier va pimenter. Vamos !

Louise Delaroa   

Article rédigé pour Saveurs Magazine, disponible ici : https://www.saveurs-magazine.fr/diego-alary-top-chef/


Lire aussi les autres portraits TOP CHEF :

Interview : Sandrine Saadi.

Boudé par certain, adoré par les rois, le petit-déjeuner n’a pas fini de faire parler de lui. Ça tombe bien car Sandrine Saadi lui a consacré tout un livre, des recettes les plus classiques aux plus originales. Article rédigé pour la revue Saveurs Green n°7 (Juillet/Août. 2021). Retrouver le blog de Sandrine Saadi ici

La butte en émoi

Exercice de fin de cursus.
Patrimoine : la butte Montmartre candidate au patrimoine mondial de l’UNESCO. Vers un tourisme encore plus dense ?

0 comments on “DIEGO ALARY, attention chaud devant !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :